Mon parcours,
Publié le 10 11 2008Pour moi au début, il y a eu un grand port ouvert sur la méditerranée : Marseille. Un entourage maritime et artistique. Puis les récits d’aventuriers et de romanciers : Kessel, Conrad, Heyerdahl, London, Hemingway, Saint-Ex’, Frison-Roche. Puis Moitessier, Jean-Louis Etienne, mais aussi Coelho, Coloanne. Et puis les documentaires de Cousteau, Tazieff, Zuber entre autre.
Après il y a eu la photographie pour commencer à raconter. Un premier appareil « instamatic » comme un stylo tremblant, timide, pour découper et capturer des morceaux de réalité. Avec la photo vient ensuite le texte. L’envie de raconter ces moments d’intimité autrement, avec les mots. Premières publications. Presse magazine principalement.
Dans les rues de Paris, ma passion pour le noir et blanc s’affirme. Stage chez Jean-Loup Sieff. Montmartre et le quai de Jemmapes ont changé mais les sujets de Doisneau sont encore partout. Le regard du villageois des faubourgs glisse encore sur la grande ville et m’inspire. Parallèlement à des études universitaires, je m’essaye aussi à la radio.
Mais, c’est l’image qui m’attire avant tout. J’épouse un métier. Le genre qui a lui seul est une bague au doigt : journaliste reporter d’images. J’élargis donc ma vision à l’image qui bouge et apprend à regarder la vie à travers une caméra de reportage. Dans le viseur c’est toujours noir et blanc. Petit à petit je vais là encore mêler image et écriture. Avant de passer devant la caméra.
Côté voyages, l’Europe de l’ouest c’est bien, mais c’est sûr l’aventure que je cherche est ailleurs. Le désert marocain en 1993 vient étancher cette soif et en actionne une autre, durable : la quête de l’aventure et de sa poésie.
