« Paris rétro »
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Grâce à la magie du noir et blanc, j’ai l’impression de voyager dans le temps. La baiser de Doisneau, l’hôtel du nord, Arletty, Jouvet, Gabin hantent encore les rues. La vie de la « clôche », ces déshérités du bitume, que seul le trottoir unis aux autres parisiens. A côté de la vie de la capitale et de son tourbillon, la misère, statique, fait toujours partie du décor.
Spectacle d’une péniche à l’écluse quai de Jemmapes avec sa galerie de portraits. Solitude du vieil homme qui n’a pour seul compagnon qu’un réverbère. Petite fille espiègle qui grapille des pièces de monnaie oubliées dans un parcmètre. Seul le décor et les vêtements changent un peu, mais Paris et ses scènes de rues sont immortels.
Le soir, je reviens de mon voyage et je développe impatient mes films. Les tirages se font ensuite le lendemain… dans la baignoire sabot. Je vais répéter ce manège pendant près de quatre ans.
Auteur : Vincent Hilaire
